Lettre ouverte aux cardinaux : Ne pouvons-nous pas envisager la possibilité que François et Léon soient des anti‑papes ?

Alors que des papes précédents ont pu mener des vies gravement pécheresses, ils n’ont pas modifié l’enseignement de l’Église dans des documents officiels. Avec François, tout cela a changé.

Le pape François pose la barrette rouge sur la tête du nouveau cardinal Robert Francis Prevost lors d’un consistoire sur la place Saint‑Pierre.
Riccardo De Luca - Update / Shutterstock.com

John-Henry Westen
Jeu. 26 février 2026 - 13 h 34 HNE
(LifeSiteNews) — Il y a une rupture claire et nette dans la lignée papale après le pape Benoît XVI. Alors que des papes précédents ont pu mener des vies gravement pécheresses, ils n’ont pas modifié l’enseignement de l’Église dans des documents officiels. Avec François, tout cela a changé.

Mettons de côté l’idolâtrie de la Pachamama sous François et l’autorisation par Léon d’un pèlerinage LGBT dans la basilique Saint‑Pierre — que Mgr Schneider a considéré comme l’abomination de la désolation entrant dans le Lieu Saint, mentionnée par le Christ comme signe de la fin des temps dans Matthieu 24.

Mettons de côté le fait que François ait déclaré que toutes les religions sont des chemins vers Dieu et que Léon ait dit aux anglicans, avec leur clergé homosexuel et leurs archevêques femmes : « Nous sommes déjà un. »

Mettons de côté le fait que François et Léon aient tous deux accordé des audiences au prêtre le plus notoire de promotion de l’homosexualité au monde, le père James Martin.

Mettons de côté l’accord Vatican‑Chine conclu sous François et maintenu sous Léon, par lequel le Parti communiste chinois peut nommer des évêques, tandis que l’Église clandestine et ses évêques sont persécutés.

Mettons de côté la nomination par le pape Léon de nombreux évêques favorables à l’ordination des femmes et célébrant des messes de la fierté LGBT.

Concentrons‑nous uniquement sur les documents officiels d’enseignement qui seraient contraires à la foi.

Devons‑nous désormais croire aux bénédictions pour les couples homosexuels, comme Fiducia Supplicans l’encourage explicitement ? L’esprit de Fiducia Supplicans est largement démontré par François et Léon à travers leur soutien à James Martin et son acceptation de l’homosexualité.

Devons‑nous désormais croire, comme l’enseigne le Catéchisme révisé sous François, que « la peine de mort est inadmissible parce qu’elle constitue une atteinte à l’inviolabilité et à la dignité de la personne » ? Le croire même lorsque cela contredit frontalement le témoignage de l’Écriture sainte, de saint Thomas d’Aquin, du pape Pie XII et de la tradition ininterrompue qui en affirmait la légitimité ? Pourtant, le pape Léon la maintient, comme il l’a récemment déclaré au monde : « Quelqu’un qui dit : je suis contre l’avortement mais je suis en faveur de la peine de mort n’est pas vraiment pro‑vie. »

Devons‑nous désormais soutenir que les couples divorcés et remariés, sans déclaration de nullité ni engagement à la continence, peuvent dans certains cas être admis à la sainte communion, comme Amoris Laetitia et les Acta Apostolicae Sedis le proclament comme magistère officiel ?

Affirmez‑vous que le Novus Ordo est la seule expression légitime du rite romain, approuvant les restrictions sévères imposées à la messe latine telles que décrétées dans Traditionis Custodes, le rescrit ultérieur, et rigoureusement appliquées sous Léon ?

Et enfin, devons‑nous désormais priver Notre‑Dame — la Mère de Dieu — de ses titres de Co‑Rédemptrice et Médiatrice de toutes grâces, tous deux proclamés par des saints et des papes, comme le document promulgué sous Léon nous l’a demandé ?

Jésus n’a‑t‑il pas envoyé sa sainte Mère pour nous avertir de l’apostasie ? Notre‑Dame de La Salette — apparition approuvée — n’a‑t‑elle pas déclaré : « Rome perdra la foi et deviendra le siège de l’Antéchrist » ? Notre‑Dame de La Salette aurait également annoncé qu’il y aurait « deux papes vermoulus ».

La célèbre stigmatisée en France, au même siècle que La Salette, a elle aussi prophétisé qu’il y aurait « deux anti‑papes successifs ».

Et si la « révélation privée » vous paraît excessive, que dire de la révélation publique dans la Bible ?

Le Christ Lui‑même nous avertit : « Beaucoup de faux prophètes s’élèveront et séduiront beaucoup de gens. » (Matthieu 24, 11)

Le premier pape, saint Pierre, nous avertit des « faux docteurs parmi vous » qui « introduiront furtivement des hérésies pernicieuses ». (2 Pierre 2, 1‑2)

Saint Luc avertit de même dans les Actes (20, 29‑30) : « des loups redoutables s’introduiront parmi vous… et du milieu de vous‑mêmes… »

Le Catéchisme (CEC 675‑677) décrit une « épreuve finale » qui « ébranlera la foi », une « imposture religieuse » au prix de « l’apostasie », et identifie « l’imposture religieuse suprême » comme celle de l’Antéchrist.

Le pape saint Jean‑Paul II lui‑même nous en avertissait il y a 50 ans, en 1976, lorsqu’il déclara (alors cardinal Wojtyła) à Philadelphie, en Pennsylvanie :

« Nous sommes aujourd’hui face à la plus grande confrontation historique que l’humanité ait jamais connue. Je ne pense pas que de larges cercles de la société américaine ou de la communauté chrétienne en prennent pleinement conscience. Nous sommes désormais confrontés à l’affrontement final entre l’Église et la contre‑Église, entre l’Évangile et l’anti‑Évangile. Cet affrontement fait partie des desseins de la Providence divine ; c’est une épreuve que toute l’Église… doit relever. »