(LifeSiteNews) — Le 8 mai 2025, Léon XIV a prononcé ces paroles depuis la loggia de Saint‑Pierre :

« Nous voulons être une Église synodale. »

Or, le 25 mai 2026, il a publié un manifeste détaillé pour sa construction.

Magnifica Humanitas est une feuille de route pour l’édification d’une nouvelle société, que Léon nomme à différents moments "la cité", "Jérusalem" et "une civilisation de l’amour". Les mots "construire" et "reconstruire" apparaissent quarante fois dans le texte.

Cette "Jérusalem" n’est ni l’Église catholique fondée par Jésus‑Christ, ni la Jérusalem céleste à venir. En fait, l’expression "Église catholique" n’apparaît pas une seule fois dans Magnifica Humanitas. Léon XIV emploie en revanche le terme "Église synodale".[1]

La "civilisation de l’amour" de Léon XIV repose sur les principes rationalistes du libéralisme, progressivement imposés à la Chrétienté au cours des deux derniers siècles et pourtant sans cesse condamnés par l’Église catholique.

Magnifica Humanitas est un document volumineux. Avec plus de 40 000 mots, cinq chapitres et 245 paragraphes, il ressemble davantage à un court livre qu’à une simple encyclique : un livre qui est aussi un manifeste pour la destruction de l’Église catholique.

Dans cet article inaugural, je souhaite esquisser les éléments les plus destructeurs ; une analyse détaillée de sections particulières suivra ultérieurement.

Léon XIV expose son programme

Les deux premiers paragraphes du texte révèlent l’agenda de Léon XIV, la phrase d’ouverture introduisant deux images qui reviendront tout au long du document.

« L’humanité, » écrit Léon, « est aujourd’hui confrontée à un choix décisif : soit construire une nouvelle tour de Babel, soit bâtir la cité dans laquelle Dieu et l’humanité demeurent ensemble. »[2]

La « tour de Babel » désigne le monde présent, évoluant dans des directions qui suscitent chez Léon XIV de graves inquiétudes. La « cité dans laquelle Dieu et l’humanité demeurent ensemble » est l’autre manière de vivre que Léon nous propose.

Cependant cette cité diffère profondément de la « Cité de Dieu » conçue par la pensée catholique traditionnelle, c’est‑à‑dire de l’Église catholique et de l’ordre social chrétien qui naît de son enseignement et de ses sacrements.

Au contraire, Léon affirme que chaque génération « hérite de la tâche de façonner sa propre époque » et de « guider l’histoire » pour « devenir un lieu où la dignité de chaque personne est sauvegardée, où la justice est promue et où la fraternité devient possible. »[3]

Dans ce premier paragraphe, Léon établit que sa société a une fin naturelle plutôt que surnaturelle. Dans la vision de Léon, c’est l’homme, et non Dieu, qui tient le gouvernail de l’histoire, et le monde qu’il est appelé à bâtir est une "fraternité" centrée sur l’homme.[4]

Dans le deuxième paragraphe, Léon XIV nous assure que « la puissante et mystérieuse action de l’Esprit Saint » nous permet de « contribuer avec diligence à toute initiative qui construit un monde plus juste, et nous pouvons appeler d’autres à collaborer pour promouvoir le développement intégral de chaque être humain. »

Pour Léon, le « développement intégral de chaque être humain » est l’objectif, mais rien n’autorise à penser qu’il entend par là un développement qui dépasse les limites de cette vie.

À aucun moment dans le document Léon ne fait référence à la destination véritable de l’homme – l’union surnaturelle et éternelle avec Dieu dans la vision béatifique du ciel – qui est le sens et le but même de sa vie. Le document n’évoque pas non plus la possibilité d’une séparation éternelle d’avec Dieu en Enfer.[5]

Le mot "spirituel" apparaît à l’occasion. Il n’est jamais employé pour désigner la vie spirituelle telle que la comprend l’Église catholique, mais toujours dans un sens large, recouvrant une variété de significations qui peuvent être partagées par des personnes de toutes religions ou d’aucune. En effet, Léon affirme que l’on trouve de nombreux "grands chemins spirituels" parmi les religions du monde.[6]

La prédication de la foi remplacée par le « dialogue »

La contribution de l’Église au développement intégral de l’homme doit se trouver dans « le dialogue », écrit Leo, dans le deuxième paragraphe introductif du document :

« Nous souhaitons entrer en dialogue avec tous les hommes et toutes les femmes de notre temps, avec lesquels nous partageons les événements, les questions et les aspirations de l’humanité. Avec eux, nous cherchons à identifier de nouveaux chemins pour le bien commun et pour promouvoir une vie digne pour tous. En effet, l’ouverture au dialogue fait partie intégrante de la vocation de l’Église parce que, constituée en Christ comme « un sacrement … de communion avec Dieu et d’unité de toute la race humaine », elle reconnaît l’histoire comme le lieu où l’Évangile met en question et oriente l’expérience humaine. »

Ce paragraphe introduit deux thèmes majeurs qui traverseront le document.

Premièrement, Léon identifie le "dialogue" comme une "partie intégrante de la vocation de l’Église". Cependant, l’Église n’a pas été établie par Jésus‑Christ pour dialoguer avec le monde mais pour le juger. Notre Seigneur confia à son Église la "Grande Mission" de prêcher l’Évangile. Il ordonna à ses apôtres :

« Allez par le monde entier, et prêchez l’Évangile à toute créature. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; mais celui qui ne croira pas sera condamné. » (Mc 16,15‑16)

L’Église catholique enseigne avec autorité des vérités révélées par Dieu. Ce ne sont pas des sujets de simple « dialogue », mais des doctrines qui doivent être reçues avec obéissance par l’humanité et qui sont nécessaires à notre salut.

Le salut des âmes est la mission essentielle de l’Église. C’est pourquoi elle a été fondée. Or cette mission est absente de toute considération dans Magnifica Humanitas.

Deuxièmement, l’Église ne peut être considérée comme « un sacrement … de communion avec Dieu et d’unité de toute la race humaine » que dans la mesure où les hommes sont unis au Christ dans son Corps mystique, qui n’est autre que l’Église catholique.

L’unité dans l’Église catholique exige strictement trois conditions : le baptême, la profession publique de la foi proposée par le Magistère, et l’obéissance à l’autorité légitime de la hiérarchie.

Cependant, comme nous le verrons, ce besoin d’unité est précisément ce que Léon XIV n’exige pas dans sa "Jérusalem", sa "civilisation de l’amour" ou son "Église synodale".

Fils conducteurs fatals qui parcourent le texte

Les deux premiers paragraphes de Magnifica Humanitas introduisent deux orientations fondamentales qui parcourent tout le document : (i) la substitution d’une fin naturelle à l’« Église », (ii) l’évitement des prétentions de l’« Église » à posséder un corps de doctrine vraie qui doit être enseigné avec autorité. Ces erreurs, semées dès l’introduction, portent un fruit abondamment mauvais au fil du texte.

Je parle de "l’Église" parce que la société décrite par Léon dans Magnifica Humanitas ne peut être l’Église catholique. En effet, comme on l’a remarqué plus haut, Léon n’emploie même pas ce terme. L’"Église" de Léon se décrit mieux par le terme qu’il a utilisé le jour de son élection pour succéder à François et qu’il répète dans ce texte : "Église synodale".

La Jérusalem libérale et laïque de Léon

Dans cette section, je cherche à donner une idée de la façon dont ces idées se développent à mesure que le document progresse. Les exemples donnés ne sont nullement exhaustifs. Dans de futurs articles, des erreurs spécifiques seront examinées plus en détail.

Au neuvième paragraphe de Magnifica Humanitas, Léon réintroduit l’image présentée d’emblée dans l’introduction, à savoir le choix entre « construire Babel ou reconstruire Jérusalem ». Jérusalem y est identifiée à la "coexistence fraternelle" plutôt qu’à l’Église.[7]

Le paragraphe suivant insiste encore sur le fait que cette "reconstruction" renvoie « à la possibilité de bâtir ensemble, de transformer la diversité en ressource et de faire de l’écoute et du dialogue le terrain commun sur lequel cultiver la justice et la fraternité. »[8]

Le rôle des chrétiens dans ce processus est, « par la pratique de la synodalité », de devenir « l’espace où l’humanité retrouve ses assises solides et sa fin dernière. »[9]

Léon XIV remarque que « dans le Livre de l’Apocalypse, Jean voit la Nouvelle Jérusalem ‘descendant du ciel d’auprès de Dieu’ (Ap 21,2) comme un don pour toute l’humanité. »[10] Mais pour Léon, la « nouvelle Jérusalem » n’est pas l’Église triomphante. Au contraire, dans la phrase suivante, il explique que « cette vision de la grâce est une invitation pour nous chrétiens à travailler ensemble afin de favoriser une vie paisible, juste et digne en communauté au sein des ‘‘villes’’ d’aujourd’hui. »[11]

Léon substitue clairement à la perspective de notre vie éternelle auprès de Dieu l’idée d’une vie améliorée sur cette terre.

Au paragraphe suivant, Léon précise que bâtir cette nouvelle Jérusalem « signifie accepter les limites et la faiblesse de l’humanité sans les considérer comme une erreur à corriger. »[12] La conversion ne sera donc pas exigée. En effet, au paragraphe 13, il précise que toutes les « communautés de foi » ont « leur propre section du mur. »[13]

Cette nouvelle société dispose certes de « critères de discernement », mais ils sont d’un ordre purement naturel et temporel : « la dignité de la personne humaine, la destination universelle des biens, la préférence pour les pauvres, le soin de notre maison commune et la paix. »[14]

La "cité" de Léon « traduira ces critères en pratiques telles que la planification responsable, l’évaluation des impacts humains et sociaux, l’inclusion des plus vulnérables, la promotion de la littératie numérique et l’orientation de la recherche et de l’industrie vers la justice et la paix. »

C’est une vision technocratique d’une société humaine laïque et dans laquelle Léon désire que toute l’humanité se fonde. Au paragraphe 16, il adresse son appel à tous les hommes : « à tous les fidèles catholiques, à tous les chrétiens et à tous les hommes et femmes de bonne volonté. »[15]

La pierre angulaire de cette nouvelle société ne sera pas Jésus‑Christ mais « les ‘‘pierres rejetées’’ – les pauvres, les malades, les migrants et les plus petits parmi nous – deviendront la pierre angulaire, et une maison commune solide et accueillante émergera sur la terre. »[16]

L’Église synodale remplace l’Église catholique

Pour la nouvelle société, il faudra une nouvelle Église. Pour Léon, l’âge de l’Église catholique, établie par Dieu et exerçant une autorité divine, est révolu. L’Église de Léon est une Église qui assume « sa vocation particulière d’écoute, de dialogue et de service, et d’ouverture à tout ce qui concerne la vie des hommes et des femmes contemporains. »[17]

Cette Église « se tient aux côtés du monde sans l’écraser » parce que sa doctrine n’est pas « un manuel de principes et de normes à appliquer, mais un processus de discernement partagé. »[18] Elle se dit « engagée à réfléchir sur la réalité concrète des situations historiques, plutôt que sur des concepts abstraits. »[19]

Cette Église a pour "mission" de « transformer les structures de la société de l’intérieur et de forger des chemins vers une plus grande humanité. »[20]

Une telle Église ne peut évidemment pas être l’Église catholique fondée par Jésus‑Christ, aussi Léon XIV lui donne‑t‑il un nouveau nom : « une Église synodale, une Église qui ‘‘marche ensemble’’. »[21]

Il nous appelle à nous transformer en cette nouvelle Église par « l’adoption d’un style synodal. »[22] Il exhorte les catholiques à procéder à un « examen de conscience » afin de « s’assurer que les principes énoncés dans ce chapitre soient appliqués, particulièrement au sein de ses propres structures. »[23] Ceux‑ci incluent « une approche synodale pour la mission. »[24]

À quoi ressemblera l’Église synodale ?

Les paragraphes 118‑126 figurent parmi les plus dangereux de tout le texte. C’est là que la nature véritable de « l’Église synodale » devient manifeste. J’en examinerai les détails dans un article futur, mais un résumé peut être donné ici.

Pour Léon XIV, la religion ne consiste pas en une foi et un culte partagés, mais dans la culture d’expériences religieuses intérieures. C’est l’approche religieuse du modernisme. J’ai déjà exploré son rapport avec la synodalité ici, et avec l’enseignement de François .

La religion, pour Léon XIV, vient de l’intérieur, de nos expériences internes, et s’exprime non seulement dans le culte mais aussi dans l’art. Leo voit « une signification presque prophétique » dans la Neuvième Symphonie de Beethoven, dans le tableau Guernica de Pablo Picasso et dans le film La Liste de Schindler de Steven Spielberg.[25]

Au paragraphe 123, Léon loue l’humanité d’être « capable de créer des institutions qui protègent notre vie partagée », mais les institutions citées ne sont pas des institutions catholiques mais bien la Croix‑Rouge et les Nations Unies.[26]

Le document n’emploie le mot "péché" que trois fois. Deux occurrences se réfèrent aux "structures de péché" plutôt qu’au péché individuel.[27] La troisième affirme que le péché n’enlève rien à la dignité humaine.[28] Nulle part il n’est question du péché en relation avec l’offense faite à Dieu ou de ses conséquences éternelles. La "corruption morale" est mentionnée au paragraphe 121, mais uniquement comme un mal qui nuit aux hommes et à la société.

La religion de Léon XIV a en vérité perdu son caractère "religieux". Elle n’est rien d’autre que l’humanisme séculier. Tout le monde est le bienvenu dans sa "civilisation de l’amour". Parmi les individus présentés comme exemples figurent Nelson Mandela, Benazir Bhutto et Martin Luther King Jr.[29]

Ce sont les saints séculiers de la nouvelle religion laïque de Léon XIV.

Léon XIV cherche à prévenir ses détracteurs

Léon XIV a manifestement pressenti que son introduction, dont j’ai retracé certains traits ci‑dessus, ferait sonner des alarmes chez les lecteurs encore pourvus d’un sens authentique de la foi catholique.

Ainsi, dès le troisième paragraphe du document, il cherche à anticiper la critique en s’associant d’emblée au grand pontife Léon XIII. "Critiquez‑moi", semble‑t‑il dire, "et vous le critiquez lui." Léon XIV écrit :

« Lorsque certains objectèrent que l’Église ne devait pas gaspiller son énergie dans des affaires mondaines, mais se concentrer sur la communication du message de la vie éternelle, Léon XIII répondit avec réalisme et sagesse, disant que la proclamation de l’Évangile ne peut négliger la vie concrète des personnes. »[30]

Cependant, l’examen de l’enseignement de Léon XIII révèle seulement le contraste frappant entre les deux hommes. Alors que Léon XIV néglige complètement le bien éternel de l’humanité, Léon XIII le place au cœur de son enseignement. Sa grande encyclique Rerum Novarum traitait certes de problèmes sociaux et économiques, mais le Souverain Pontife prit soin de replacer sa doctrine sociale dans son cadre relatif.

Léon XIII enseignait :

« L’ouvrier a aussi des intérêts dont l’État doit le protéger ; et avant tout il y a les intérêts de son âme. La vie sur la terre, si bonne et désirable qu’elle soit en soi, n’est pas le but ultime pour lequel l’homme est créé ; elle n’est que le chemin et le moyen vers cette atteinte de la vérité et cet amour du bien où consiste la pleine vie de l’âme. »[31]

Il ajoutait :

« À quoi sert‑il à un ouvrier d’obtenir par une association le bien‑être matériel, s’il met en péril son âme par manque de nourriture spirituelle ? ‘‘Quel avantage y a‑t‑il pour un homme à gagner le monde entier et à perdre son âme ?’’ Cela, comme notre Seigneur l’enseigne, distingue le chrétien du païen. ‘‘Après tout, ces choses, les païens les recherchent … Cherchez premièrement le Royaume de Dieu et sa justice : et toutes ces choses vous seront données en plus. ’’ »[32]

Il plaçait ensuite tout son enseignement sur l’ordre social et économique à la lumière de ces principes éternels :

« Que nos associations, donc, regardent d’abord et avant toute chose vers Dieu ; que l’instruction religieuse y occupe la première place, que chacun soit soigneusement instruit de son devoir envers Dieu, de ce qu’il doit croire, de ce qu’il doit espérer, et de la manière dont il doit travailler à son propre salut ; et que tous soient avertis et fortifiés avec un soin particulier contre les mauvais principes et les faux enseignements. Que l’ouvrier soit encouragé et conduit au culte de Dieu, à la pratique assidue de la religion, et, entre autres choses, à la consécration du dimanche et des jours de fête. Qu’il apprenne à révérer et aimer la sainte Église, notre Mère commune ; et dès lors à obéir aux préceptes de l’Église, et à fréquenter les sacrements, puisque ce sont les moyens institués par Dieu pour obtenir le pardon des péchés et pour conduire une vie sainte. »[33]

Ce sont là les vérités salutaires que l’Église a été fondée pour proclamer et que Léon XIV omet de transmettre.

Conclusions

Dans son encyclique Humanum Genus, le pape Léon XIII, de même que Léon XIV, a usé du langage de saint Augustin d’Hippone sur les deux cités. Commentant une citation du Docteur de l’Église, il écrivait :

« Deux amours formèrent deux cités : l’amour de soi, jusqu’au mépris de Dieu, une cité terrestre ; et l’amour de Dieu, jusqu’au mépris de soi, une cité céleste. » À chaque époque, chacune a été en conflit avec l’autre, avec une variété et une multiplicité d’armes et de combats, quoique non toujours avec un égal ardeur et assaut. »[34]

Le Vicaire du Christ poursuivait :

« À l'époque présente, cependant, il semble que les partisans du mal se combinent entre eux, et luttent avec une véhémence unie, poussés ou aidés par cette association fortement organisée et répandue appelée Franc‑maçonnerie. Ne faisant plus aucun secret de leurs desseins, ils s’élèvent maintenant hardiment contre Dieu Lui‑même. Ils planifient publiquement et ouvertement la destruction de la sainte Église, et ce dans le dessein arrêté de dépouiller entièrement, si possible, les nations de la Chrétienté des biens obtenus pour nous par Jésus‑Christ notre Sauveur. »[35]

L’époque de Léon XIII est la nôtre. Nous vivons encore la lutte entre la Cité de Dieu et la cité de l’homme moderne et libéral.

Magnifica Humanitas de Léon XIV représente l’étape suivante de l’assaut satanique contre l’Église catholique, visant sa destruction complète et la ruine de ce qu’il reste de la civilisation chrétienne. À sa place, Léon XIV continuera d’édifier "l’Église synodale" afin de maintenir l’Église catholique véritable dans l’ombre.

Ce n’est pas une théorie du complot ; c’est un plan exposé dans les pages de Magnifica Humanitas.

C’est aussi un plan condamné à l’échec.

Dans Humanum Genus, après avoir mis à nu l’œuvre diabolique à laquelle s’adonnaient les ennemis de l’Église, le pape Léon XIII nous a indiqué un remède sûr :

« Une attaque si violente exige une défense égale – savoir que tous les hommes de bien forment l’association d’action et de prière la plus large possible. Nous les supplions donc, de tout cœur, de rester unis et immobiles contre la force montante des sectes ; et, en deuil et en supplication, d’étendre leurs mains vers Dieu, priant pour que le nom chrétien fleurisse et prospère, que l’Église jouisse de la liberté nécessaire, que ceux qui se sont égarés reviennent à la raison, que l’erreur finisse par céder la place à la vérité, et le vice à la vertu. »[36]

Et il a confié notre cause à « la Vierge Marie, Mère de Dieu … qui dès le moment de sa conception a vaincu Satan », à « saint Michel bienheureux, prince des anges du ciel, qui chassa l’ennemi infernal », à « Joseph, l’époux de la très sainte Vierge et patron céleste de l’Église catholique », et aux « grands Apôtres, Pierre et Paul, les pères et vainqueurs champions de la foi chrétienne. »[37]

Avec de tels intercesseurs célestes à nos côtés, nous pouvons être assurés que « l’Église synodale » ne prévaudra jamais contre l’Église catholique, quels que soient les pouvoirs terrestres dont elle s’entoure.

Références

↑1Léon XIV, Magnifica Humanitas, No. 42.

↑2, ↑3Léon XIV, Magnifica Humanitas, No. 1.

↑4Le concept de « fraternité », comme « liberté » et « égalité », occupe une place centrale dans la pensée des Lumières et du libéralisme.

↑5La phrase « vie éternelle » n’apparaît qu’une fois, lorsque Léon indique qu’il n’en parlera pas. L’expression « biens éternels » est employée dans un résumé de la doctrine de Jean XXIII, dans le contexte d’insister sur la nécessité de prêter attention aux « besoins concrets de la vie quotidienne des gens. »

↑6Léon XIV, Magnifica Humanitas, 223.

↑7Léon XIV, Magnifica Humanitas, 9.

↑8, ↑9, ↑10, ↑11Léon XIV, Magnifica Humanitas, 10.

↑12Léon XIV, Magnifica Humanitas, 11.

↑13Léon XIV, Magnifica Humanitas, 13.

↑14Léon XIV, Magnifica Humanitas, 14.

↑15, ↑16Léon XIV, Magnifica Humanitas, 16.

↑17Léon XIV, Magnifica Humanitas, 19.

↑18Léon XIV, Magnifica Humanitas, 20,27.

↑19, ↑20Léon XIV, Magnifica Humanitas, 34.

↑21Léon XIV, Magnifica Humanitas, 42.

↑22, ↑23, ↑24Léon XIV, Magnifica Humanitas, 86.

↑25Léon XIV, Magnifica Humanitas, 122.

↑26Léon XIV, Magnifica Humanitas, 123.

↑27Léon XIV, Magnifica Humanitas, 36,79.

↑28Léon XIV, Magnifica Humanitas, 52.

↑29Léon XIV, Magnifica Humanitas, 123,124.

↑30Ces mots ne se trouvent en réalité pas dans le paragraphe du pape Léon XIII référencé par Léon XIV.

↑31Pape Léon XIII, Rerum Novarum, No. 40.

↑32, ↑33Pape Léon XIII, Rerum Novarum, No. 56.

↑34, ↑35Pape Léon XIII, Humanum Genus, No. 2.

↑36, ↑37P