Le diocèse de Corpus Christi a publié la déclaration suivante sur Facebook :

 

C'est avec une grande tristesse que nous annonçons le décès de l'évêque émérite René Henry Gracida. Il a été le cinquième évêque du diocèse de Corpus Christi de 1983 à 1997. Nous lui sommes profondément reconnaissants pour son fidèle service en tant que notre berger pendant 14 ans. Les dispositions funéraires seront annoncées ultérieurement.

 

Accorde-lui le repos éternel, ô Seigneur, et que la lumière perpétuelle brille sur lui. Qu'il repose en paix. Amen.

 

LIRE ICI LA DÉCLARATION COMPLÈTE DU DIOCÈSE DE CORPUS CHRISTI https://ewscripps.brightspotcdn.com/74/e4/e3888c324580be26770ebc6a11b6/nr-bishop-gracida-5-1-26.pdf

 

Le 3 août 2018

 

J'ai eu l'honneur de recevoir cet e-mail personnel de l'évêque René Henry Gracida en 2018. Il nous a donné, à moi et à tous les fidèles catholiques, des consignes d'action qui ont été publiées le 3 août 2018 dans The Catholic Monitor :

 

« ON PEUT DIRE QUE FRANÇOIS LE MISÉRICORDIEUX EST UN HÉRÉTIQUE JUSQU'À SA MORT, MAIS CELA NE CHANGE RIEN. CE QU'IL FAUT, C'EST AGIR, COMME JE L'AI DÉMONTRÉ DANS CET ARTICLE : »

 

https://wp.me/px5Zw-95e

 

« NOUS DEVONS FAIRE PRESSION SUR LES CARDINAUX POUR QU'ILS AGISSENT. ENVOYEZ CE LIEN À TOUS LES PRÊTRES ET ÉVÊQUES QUE VOUS CONNAISSEZ. »

 

BÉNÉDICTIONS + RENE HENRY GRACIDA

 

J’ai obéi aux ordres et j’ai envoyé son message, qui est une lettre ouverte à tous les prêtres et ordres religieux, y compris à un prêtre à Rome qui est un haut dignitaire de son ordre, à tous ceux figurant sur ma liste de diffusion, à l’exception de quelques-uns pour des raisons de prudence. Mon évêque faisant partie des réseaux d’évêques pro-homosexuels, je ne lui ai donc pas envoyé le message et je ne connais aucun autre évêque à part Mgr Gracida.

 

Comme l’a dit Mgr Gracida, les laïcs doivent forcer des personnes comme le cardinal Raymond Burke à agir ou à répondre aux arguments théologiquement solides, clairs et précis qui ont été avancés, soit en les réfutant clairement et précisément, soit en mettant en œuvre les procédures canoniques nécessaires pour destituer François s’il n’a « jamais été valablement élu » pape, ou bien le corriger, et s’il refuse la correction, alors le destituer de la charge pétrinienne pour hétérodoxie formelle.

[François en hérésie matérielle : http://catholicmonitor.blogspot.com/2018/08/unambiguously-pope-francis-formally.html?m=1 ]

 

Si Burke et les autres n’agissent pas, ils mettent leurs âmes immortelles en danger car ils nient la fonction pétrinienne du pape Jean-Paul II qui a établi une loi contraignante pour le conclave de 2013 dans Universi Dominici Gregis.

 

La lettre ouverte de Mgr Gracida est une analyse d’Universi Dominici Gregis du pape Jean-Paul II qui semble établir la « conclusion juridique selon laquelle Mgr Bergoglio n’a jamais été valablement élu pontife romain » et appelle les cardinaux à « remédier à [cette] probable invalidité».

 

Voici une brève biographie de Mgr Gracida tirée d’un article récent :

 

Qu’il le reconnaisse ou non, Mgr Gracida est notre saint Athanase.

 

Athanase, pratiquement seul, à l’exception des fidèles laïcs, a mené la résistance contre l’hérésie arienne au IVe siècle, même lorsque le pape l’a excommunié.

 

On disait qu’il s’agissait d’Athanase contre le monde. Aujourd’hui, c’est Gracida contre le monde.

 

L’Évêque est devenu comme Athanase lorsqu’il a explicitement déclaré qu’Amoris Laetitia était erronée et qu’il fallait résister aux Communions sacrilèges.

 

Le 2 décembre 2017, Mgr Gracida est devenu le seul évêque à résister au sacrilège d’Amoris Laetitia sur son site officiel, déclarant que le pape François enseignait l’erreur :

 

« L’hétérodoxie de François est désormais officielle. Il a publié sa lettre aux évêques d’Argentine dans les Acta Apostolica Sedis, faisant de ces lettres des documents magistériels. »

 

Nous avons un homme humble mais héroïque pour nous guider dans la résistance contre l’hétérodoxie et contre ceux qui ont provoqué la plus grande crise de l’histoire de l’Église.

 

Mgr Gracida a été un courageux aviateur pendant la Seconde Guerre mondiale, moine, ami du pape Jean-Paul II et le « Sauveur d’EWTN », comme l’a qualifié Raymond Arroyo dans son livre (voir l’article ci-dessous) ; à 95 ans, il a l’air d’en avoir soixante dix, son esprit est plus vif que celui de la plupart des hommes de 30 ans ses cadets et il paraît nettement plus jeune que le Pape Benoît XVI ou François.

[ https://www.catholicworldreport.com/2016/01/11/airman-monk-priest-bishop-an-interview-with-bp-rene-henry-gracida/ ]

 

Nous avons à notre tête un évêque à la retraite de 95 ans au cœur de lion : René Cœur de Lion.

 

Vous trouverez ci-dessous la lettre ouverte de l’évêque ainsi que le message que j’ai utilisé en guise d’introduction à la lettre adressée à Mgr Gracida que j’ai envoyée aux prêtres et aux ordres religieux. N’hésitez pas à vous en servir :

 

http://catholicmonitor.blogspot.com/2018/07/it-was-athanasius-against-world-now-it.html?m=1

 

Mgr Gracida est seul face à François et à la plus grande crise de l'histoire de l'Église

 

Nous traversons la plus grande crise de l'histoire de l'Église, car il semble que nous ayons un pape et son réseau d'évêques pro-gay qui font penser aux papes immoraux de la famille Borgia et leurs cercles restreints ressemblent à des enfants de chœur.

 

Comme l’a récemment déclaré un prêtre, même si nous parvenions à convaincre l’Église ou l’État d’écarter tous les hommes mauvais, François ne ferait que les remplacer par des hommes pires encore.

 

Bien sûr, nous devons continuer à œuvrer pour l’élimination du réseau immoral d’évêques pro-homosexuels de François, mais la seule façon d’entamer une véritable restauration de l’Église est d’écarter François ainsi que tous ses manipulateurs et collaborateurs.

 

Il n’y a qu’un seul évêque dans l’Église qui œuvre activement à l’élimination de François.

 

Il s’agit de Mgr René Henry Gracida.

 

Qu’il le reconnaisse ou non, Mgr Gracida est notre saint Athanase.

 

Athanase, pratiquement seul, à l’exception des fidèles laïcs, a mené la résistance contre l’hérésie Arienne au IVe siècle, même lorsque le pape l’a excommunié.

 

On disait qu’Athanase était seul contre le monde. Aujourd’hui, c’est Mgr Gracida qui est seul contre le monde.

 

Il est devenu comme Athanase lorsqu’il a explicitement déclaré qu’Amoris Laetitia était erronée et qu’il fallait résister aux Communions sacrilèges.

 

Le 2 décembre 2017, Mgr Gracida est devenu le seul évêque à résister au sacrilège d’Amoris Laetitia sur son site officiel, déclarant que François enseignait l’erreur :

 

« L’hétérodoxie de François est désormais officielle. Il a publié sa lettre aux évêques d’Argentine dans les Acta Apostolica Sedis, faisant de ces lettres des documents magistériels. »

 

Nous avons un homme humble mais héroïque pour nous guider dans la résistance contre l’hétérodoxie et contre ceux qui ont provoqué la plus grande crise de l’histoire de l’Église.

 

Mgr Gracida a été un courageux aviateur pendant la Seconde Guerre mondiale, un moine, un ami du pape Jean-Paul II et le « sauveur d’EWTN », comme l’a qualifié Raymond Arroyo dans son livre (voir l’article ci-dessous). À 95 ans, il a l’air d’en avoir la soixante-dix, son esprit est plus vif que celui de la plupart des hommes de 30 ans ses cadets et il paraît nettement plus jeune que le pape Benoît XVI ou François.

[https://www.catholicworldreport.com/2016/01/11/airman-monk-priest-bishop-an-interview-with-bp-rene-henry-gracida/]

 

Avec Mgr Gracida, nous avons à notre tête un véritable héros de la vie réelle qui, en comparaison, fait passer tous les autres évêques vivants du monde entier pour des nains.

 

Nous avons à notre tête un évêque à la retraite de 95 ans au cœur de lion : René Cœur-de-Lion.

 

Je le répète :

 

On disait qu’Athanase était seul contre le monde. Aujourd’hui, c’est Gracida qui est seul contre le monde.

 

Je sais qu’il n’appréciera pas que je dise cela. Il m’a dit par e-mail que ce serait de l’orgueil de se considérer comme un Athanase.

 

Mais pour le meilleur ou pour le pire, cela semble être le rôle que Dieu lui a confié dans cette crise.

 

Puisque la plupart des membres du clergé semblent nous avoir abandonnés, que pouvons-nous faire, nous, fidèles laïcs, pour aider Mgr Gracida contre le monde ?

 

Tout d’abord, prions pour lui.

 

Ensuite, veuillez lire, prier et partager la lettre ouverte suivante avec les cardinaux, les évêques, le clergé, les canonistes et les laïcs afin que cette lettre puisse apporter la clarté et susciter l’action conforme à la volonté de Dieu.

 

Les laïcs doivent contraindre des personnes comme le cardinal Raymond Burke et d’autres à répondre aux arguments théologiquement solides, clairs et précis qui ont été avancés, et soit à les réfuter clairement et précisément, soit à mettre en œuvre les procédures canoniques nécessaires pour destituer François s’il a « jamais été valablement élu » pape, ou bien le destituer de la charge pétrinienne pour hétérodoxie.

 

Si Burke et les autres n’agissent pas, ils mettent leurs âmes immortelles en danger car ils nient la fonction pétrinienne du pape Jean-Paul II, qui a établi une loi contraignante pour le conclave de 2013 dans Universi Dominici Gregis.

 

La lettre ouverte de Mgr Gracida est une analyse d’Universi Dominici Gregis du pape Jean-Paul II qui semble établir la « conclusion juridique selon laquelle Mgr Bergoglio n’a jamais été valablement élu pontife romain » et appelle les cardinaux à « aborder… l'invalidité probable » :

https://abyssum.org/2018/07/30/an-open-letter-to-the-cardinals-of-the-holy-roman-catholic-church-and-other-catholic-christian-faithful-in-communion-with-the-apostolic-see/

 

LETTRE OUVERTE AUX CARDINAUX DE LA SAINTE ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE ET AUX AUTRES FIDÈLES CHRÉTIENS CATHOLIQUES EN COMMUNION AVEC LE SIÈGE APOSTOLIQUE

 

Publiée le 30 juillet 2018 par abyssum

 

 

LETTRE OUVERTE

AUX CARDINAUX DE LA SAINTE ÉGLISE CATHOLIQUE ROMAINE

ET AUX AUTRES FIDÈLES CHRÉTIENS CATHOLIQUES

EN COMMUNION AVEC LE SIÈGE APOSTOLIQUE

 

Récemment, de nombreux observateurs catholiques éclairés, y compris des évêques et des prêtres, ont dénoncé la confusion qui règne dans les déclarations doctrinales sur la foi ou la morale émanant du Siège Apostolique à Rome et du prétendu évêque de Rome, le pape François. Certains catholiques pieux, fidèles et réfléchis ont même suggéré qu’il soit écarté comme hérétique, dangereux propagateur d’erreurs, comme cela a été récemment mentionné dans plusieurs rapports.

 

Accuser d’hérésie un homme qui se présente comme pape, lui reprocher des erreurs matérielles dans ses déclarations sur la foi ou la morale, soulève et pose une question préalable quant à son authenticité dans cette auguste fonction de Successeur de Pierre en tant que Chef des Apôtres : cet homme a-t-il fait l’objet d’une élection valide par un conclave authentique de la Sainte Église romaine ?  Il en est ainsi parce que chaque Successeur de Saint Pierre jouit du Don d’Infaillibilité.

 

Ainsi, avant même d’envisager d’excommunier un tel prélat, il faut logiquement examiner si cette personne présente les fruits uniformément bons et sûrs de l’Infaillibilité.  S’il semble commettre à plusieurs reprises des erreurs matérielles, cela soulève d’abord la question de la validité de son élection, car on attend d’un Pontife romain authentiquement élu qu’il soit miraculeusement et uniformément incapable de commettre des erreurs en matière de foi ou de mœurs.  Alors, sur quoi nous appuyons-nous pour discerner l’invalidité d’une telle élection ? 

 

Sa Sainteté le Pape Jean-Paul II, dans l’immense héritage qu’il a laissé à l’Église et au monde, nous a donné la réponse à cette question.  Les fidèles catholiques doivent se tourner vers le passé pour trouver une réponse, vers le point d’où nous venons — vers ce qui s’est passé dans et autour de la Chapelle Sixtine en mars 2013, et vers la manière dont les fruits de ces événements ont suscité une inquiétude si généralisée parmi les personnes attachées à l’orthodoxie magistérielle, face aux déclarations doctrinales confuses et/ou erronées émanant du Saint-Siège. 

 

Sa Constitution apostolique (Universi Dominici Gregis), qui régissait le prétendu conclave de mars 2013, contient des termes très clairs et précis concernant l’effet invalidant des écarts par rapport à ses normes.  Par exemple, le paragraphe 76 stipule : « Si l'élection était faite d'une manière différente de ce qui est prescrit dans la présente Constitution ou que les conditions fixées ici n'aient pas été observées, l'élection est par le fait même nulle et non avenue, sans qu'il y ait besoin d'aucune déclaration à ce sujet, et, donc, elle ne donne aucun droit à la personne élue. » 

 

De ce fait, nombreux sont ceux qui estiment qu’il existe des motifs raisonnables de croire que Mgr Jorge Mario Bergoglio n’a jamais été valablement élu évêque de Rome et Successeur de saint Pierre — il n’a jamais légitimement pris possession de la charge de Souverain Pontife de la Sainte Église catholique romaine et ne jouit donc pas du charisme d’Infaillibilité.  Si cela est vrai, alors la situation est grave car les actes papaux supposés pourraient ne pas être valides ou être clairement invalides, y compris les nominations supposées au sein du collège des électeurs lui-même.

 

Seuls des cardinaux valides peuvent rectifier notre situation critique en reconnaissant en privé (secrètement) la réalité d’un interrègne en cours et en se préparant à saisir l’occasion de remettre les choses en ordre par l’obéissance à la législation de Sa Sainteté, le pape Jean-Paul II, dans la constitution apostolique Universi Dominici Gregis.  Si des milliers de fidèles catholiques comprennent que seuls les cardinaux ayant participé aux événements de mars 2013 au sein de la Chapelle Sixtine disposent de toutes les informations nécessaires pour évaluer la question de la validité de l’élection, il existait des preuves publiques suffisantes pour que des fidèles laïcs avisés puissent supposer avec une certitude morale que l’action menée en mars 2013 par le Collège constituait un conclave invalide, une nullité totale.

 

Ce qui rend cette interprétation d’Universi Dominici Gregis particulièrement convaincante et plausible, c’est la clause de promulgation claire figurant à la fin de cette constitution apostolique et son utilisation du mot « scienter » (« sciemment »).  La constitution papale Universi Dominici Gregis se termine ainsi de manière définitive par ces mots :  « .   .   .   sciemment ou non, de quelque manière que ce soit contraire à la présente Constitution. »  (« .   .   .   scienter vel inscienter contra hanc Constitutionem fuerint excogitata.”)  [Il convient de noter que Sa Sainteté le pape Paul VI avait inclus une clause de promulgation quelque peu similaire à la fin de sa Constitution apostolique correspondante, désormais abrogée, Romano Pontifici Eligendo, mais celle-ci n’utilisait pas « scienter », mais plutôt « sciens ».  Ce terme similaire de sciens dans la Constitution abrogée antérieure a une signification juridique tout à fait différente de celle de scienter.]

 

Ce terme, « scienter », est un terme juridique propre au droit romain, au droit canonique et à la common law anglo-américaine ; dans chacun de ces systèmes, scienter revêt essentiellement la même signification, à savoir la « connaissance coupable » ou la connaissance délibérée, l’intention criminelle.  Il apparaît donc clairement que le pape Jean-Paul II avait anticipé la possibilité d’une activité criminelle de nature sacrilège à l’encontre d’un processus qu’il entendait comme étant de nature purement pieuse, privée, sacramentelle, secrète et profondément spirituelle, voire miraculeuse. Cette réalité contextuelle, renforcée par la clause de promulgation, combinée à :  (1) la teneur de l’ensemble du document ; (2) certaines autres dispositions du document, par exemple le paragraphe 76 ; (3) les dispositions générales du droit canonique relatives à l’interprétation, par exemple les canons 10 et 17 ; et (4) l’intention manifeste et évidente du Législateur, Sa Sainteté le pape Jean-Paul II, tend à établir hors de tout doute raisonnable la conclusion juridique selon laquelle Mgr Bergoglio n’a jamais été valablement élu Pontife romain.

 

 En effet :

 

1.  Communication de toute sorte avec le monde extérieur, par exemple, une communication a bien eu lieu entre l’intérieur de la Chapelle Sixtine et toute personne à l’extérieur, y compris les téléspectateurs, avant, pendant ou même immédiatement après le Conclave ;

 

2.   Tout engagement politique envers « un candidat » et toute « ligne d’action » prévue pour l’Église ou un futur pontificat, tels que les vastes plans « pastoraux » sur dix ans conçus par les hiérarques de Saint-Gall ; et,

 

3.  Tout écart par rapport aux procédures requises du processus de vote du conclave, tel que prescrit et dont un cardinal savait qu’il s’était produit :

 

chacun de ces actes constituait un acte invalidant et, en cas de scienter (connaissance coupable), même un crime de la part de tout cardinal ou autre acteur ; mais, qu’il soit criminel ou non, tout acte ou conduite de ce type violant les normes allait absolument, définitivement et entièrement à l’encontre de la validité de l’ensemble des procédures supposées du Conclave.

 

Outre les violations manifestes et notoires de l’interdiction faite à un cardinal de promettre son vote, par exemple les engagements pris et obtenus par des cardinaux associés à la dite « Mafia de Saint-Gall », d’autres actes portant atteinte à la validité du conclave se sont produits.  En gardant à l’esprit que le pape Jean-Paul II a spécifiquement axé Universi Dominici Gregis sur « l’isolement et la concentration qui en résulte, qu’un acte si vital pour toute l’Église exige des électeurs », de sorte que « les électeurs puissent plus facilement se disposer à accepter les mouvements intérieurs du Saint-Esprit », même certaines diffusions médiatiques ouvertement publiques ont enfreint cet isolement par des émissions électroniques interdites par Universi Dominici Gregis

 

Ces interdictions comprennent des déclarations explicites interdisant toute utilisation de la télévision avant, pendant ou après un conclave dans tout lieu associé aux délibérations, par exemple : « Je confirme en outre, par mon autorité apostolique, le devoir de maintenir le secret le plus strict sur tout ce qui concerne directement ou indirectement le processus électoral lui-même. »

 

À la lumière du préambule introductif d’Universi Dominici Gregis et à la lumière du texte législatif lui-même, même la caméra de l’EWTN située loin à l’intérieur de la chapelle Sixtine constituait un acte de non-conformité immédiatement évident, qui est devenu une violation ouverte et notoire entraînant la nullité dès le moment où cet équipement audiovisuel a été utilisé pour diffuser au monde entier la prédication après l’“Extra Omnes”. Bien que ces violations publiques flagrantes du chapitre IV d’Universi Dominici Gregis entraînent l’invalidité et la nullité de la procédure elle-même, néanmoins, dans sa grande sagesse, le Législateur n’a pas automatiquement disqualifié les cardinaux qui n’ont pas reconnu ces infractions particulières au secret sacré, ni même ceux qui, en toute connaissance de cause, ayant reconnu les infractions et ayant eu un certain pouvoir ou une certaine voix en la matière, ont omis ou refusé d’agir ou de s’y opposer :  « Si une infraction quelconque à cette norme venait à se produire et à être découverte, les responsables doivent savoir qu’ils seront passibles de sanctions graves selon le jugement du futur Pape. » [Universi Dominici Gregis, § 55]

 

Aucun pape n'ayant apparemment été désigné en mars 2013, les cardinaux, par ailleurs valides, qui ont omis sciemment d'agir face aux violations du chapitre IV, resteraient néanmoins, pour cette seule raison, membres votants du Collège jusqu'à ce qu'un nouveau pape légitime soit élu et se prononce à leur sujet.  Ainsi, les cardinaux par ailleurs valides qui auraient pu être compromis par des violations du secret peuvent toujours participer valablement au « nettoyage du désordre » tout en traitant ces violations du secret avec un éventuel nouveau pontife.  En revanche, l’excommunication automatique de ceux qui ont politisé le processus sacré du conclave, en obtenant illégalement des engagements de la part de cardinaux à voter pour un homme en particulier, ou à suivre une certaine ligne de conduite (même bien avant la vacance du Siège de Pierre en tant que Vicaire du Christ), est établie non seulement par le mot “scienter”, dans la clause finale d’adoption, mais par une exception spécifique, en l’occurrence à la déclaration générale d’invalidité, ce qui renforce donc la clarté de l’intention du Législateur selon laquelle ceux qui appliquent la loi doivent interpréter la règle générale comme véritablement contraignante.

 

 Dérivée directement du droit Romain, la jurisprudence canonique fournit ce principe pour l’interprétation de la législation telle que la présente Constitution, Universi Dominici Gregis.  Exprimé en latin, ce canon d’interprétation est :   « Exceptio probat regulam in casibus non exceptis. »  (L’exception confirme la règle dans les cas non exclus.)  En l’espèce, une exception à l’invalidité pour les actes de simonie renforce la force contraignante du principe général de nullité dans les cas d’autres violations.

 

Par conséquent, par exclusion de la nullité et de l’invalidité prévues par la loi dans le cas de la simonie :   « Si — Dieu nous en préserve —, lors de l’élection du Souverain Pontife, le crime de simonie venait à être commis, je décrète et déclare que tous ceux qui s’en rendraient coupables encourraient l’excommunication latae sententiae.  En même temps, je lève la nullité ou l’invalidité de cette même disposition simoniaque, afin que — comme l’ont déjà établi mes prédécesseurs — la validité de l’élection du Souverain Pontife ne puisse être contestée pour cette raison. »  Sa Sainteté a fait une exception pour la simonie.  Exceptio probat regulam in casibus non exceptis.

 

 L’exception claire à la nullité et à l’invalidité pour la simonie prouve la règle générale selon laquelle d’autres violations du processus sacré entraînent et ont entraîné la nullité et l’invalidité de l’ensemble du conclave.

 

S’il n’est pas nécessaire de se référer à d’autres textes que Universi Dominici Gregis pour en déduire ou en interpréter le sens littéral, la première source à laquelle il convient de se référer est la constitution immédiatement antérieure qu’Universi Dominici Gregis a abrogée ou remplacée.  Le pape Jean-Paul II a entièrement remplacé ce que le pape Paul VI avait légiféré dans la constitution immédiatement précédente sur les conclaves, Romano Pontifici Eligendo, mais ce faisant, le pape Jean-Paul II a utilisé Romano Pontifici Eligendo comme modèle ou schéma pour Sa nouvelle constitution sur les conclaves.  Tout en y apportant des modifications évidentes, le pape Jean-Paul II a néanmoins utilisé le contenu et la structure de la constitution de son prédécesseur pour organiser et structurer Universi Dominici Gregis.  Par conséquent, bien qu’il ne soit pas juridiquement nécessaire de se référer à des sources extérieures à Universi Dominici Gregis, la principale référence à une source d’interprétation extérieure impliquerait un examen de Romano Pontifici Eligendo, et cet exercice (renforcé par l’utilisation du mot-clé « scienter » dans la clause de promulgation) consoliderait le principe général d’invalidité.

 

 

En comparant ce que le pape Jean-Paul II a écrit dans sa Constitution sur les conclaves avec la Constitution qu’Il a remplacée, on constate que, à l’exception de la simonie, l’invalidité est devenue universelle. Dans le paragraphe correspondant à ce qu’avait écrit le Pape Paul VI, il a spécifiquement limité la disposition déclarant l’invalidité du conclave à trois (3) circonstances décrites dans les paragraphes précédents de sa constitution, Romano Pontifici Eligendo.  Aucune limitation de ce type n’existe dans Universi Dominici Gregis.  Voir la comparaison ci-dessous en anglais et en latin :

 

Romano Pontifici Eligendo, 77 : « Si l'élection était faite d'une autre manière que les trois décrites ci-dessus (cf. nn. 63 et suivants), ou si l'on n'a pas respecté les conditions fixées pour chacune d'elles, elle est par le fait même nulle et non avenue (cf. n. 62) sans qu'il y ait besoin d'aucune déclaration, et elle ne donne donc aucun droit à celui qui aurait été élu d'une telle façon. » [Romano Pontfici Eligendo, 77:  “Quodsi electio aliter celebrata fuerit, quam uno e tribus modis, qui supra sunt dicti (cfr. nn. 63 sqq.), aut non servatis condicionibus pro unoquoque illorum praescriptis, electio eo ipso est nulla et invalida (cfr. n. 62) absque ulla declaratione, et ita electo nullum ius tribuit .”]

En comparaison avec :

 

Universi Dominici Gregis, 76:  « Si l'élection était faite d'une manière différente de ce qui est prescrit dans la présente Constitution ou que les conditions fixées ici n'aient pas été observées, l'élection est par le fait même nulle et non avenue, sans qu'il y ait besoin d'aucune déclaration à ce sujet, et, donc, elle ne donne aucun droit à la personne élue. »  [Universi Dominici Gregis, 76:  “Quodsi electio aliter celebrata fuerit, quam haec Constitutio statuit, aut non servatis condicionibus pariter hic praescriptis, electio eo ipso est nulla et invalida absque ulla declaratione, ideoque electo nullum ius tribuit.”]

 

 

Bien sûr, ce n’est pas là la seule caractéristique de la Constitution ni le seul aspect de la question qui tend à établir l’étendue de la nullité. Les fidèles doivent espérer et prier pour que seuls les cardinaux dont le statut de membre valide du Collège reste intact s’identifient mutuellement et agissent avec la plus grande charité et la plus grande discrétion afin de réaliser la Volonté divine en ces matières. Les cardinaux valides doivent donc agir conformément à cette pensée et à cette intention claires, manifestes, évidentes et sans ambiguïté de Sa Sainteté le pape Jean-Paul II, si évidentes dans Universi Dominici Gregis, une loi qui a finalement établi des conditions de validité contraignantes et automatiques pour le Collège en vue de tout conclave papal, une réalité désormais rendue si évidente par les mauvais fruits de la confusion doctrinale et de l’erreur manifeste.

 

 

        Il semblerait donc que prier et œuvrer de manière discrète et prudente pour encourager uniquement les véritables cardinaux enclins à accepter la réalité de l’invalidité du conclave constituerait la ligne de conduite la plus charitable et la plus logique à la lumière d’Universi Dominici Gregis, et en raison de notre haute estime personnelle pour l’intention claire et évidente de son Législateur, Sa Sainteté le pape Jean-Paul II.  Même un nombre relativement restreint de cardinaux valides pourrait agir de manière décisive et œuvrer à la restauration d’un Siège apostolique fonctionnel par la proclamation d’un gouvernement d’interrègne. Il est clairement nécessaire que le Collège convoque une Congrégation Générale afin de proclamer, d’administrer et de mettre rapidement fin à l’interrègne qui persiste depuis Mars 2013.

 

Enfin, il est important de comprendre que le nombre même de cardinaux présumés faux finira, tôt ou tard, par aboutir à une situation dans laquelle l’Église n’aura plus jamais de moyens normaux pour élire valablement un Vicaire du Christ.  Après cela, il deviendra encore plus difficile, voire humainement impossible, pour le Collège des Cardinaux de rectifier la situation désastreuse actuelle et de mener un Conclave correct et valide, de sorte que l’Église puisse à nouveau bénéficier d’un véritable Souverain Pontife et jouir du grand don d’un Vicaire du Christ véritablement infaillible.  Il semble que certains bons cardinaux sachent que le conclave était invalide, mais ne puissent vraiment pas imaginer quoi faire à ce sujet ; nous devons prier, si telle est la volonté de Dieu, pour qu’ils comprennent que déclarer l’invalidité et instaurer un interrègne jusqu’à la tenue d’un nouveau conclave valide est ce qu’ils doivent faire. Sans une telle action ou sans un grand miracle, l’Église se trouve dans une situation périlleuse.

 

Une fois que le dernier cardinal validement nommé aura atteint l’âge de 80 ans, ou s’il décède avant cet âge, le processus d’élection d’un véritable pape prendra fin sans qu’il n’existe de moyen légal apparent pour le remplacer. En l’absence d’un miracle, l’Église n’aurait alors plus de Successeur de Pierre et de Vicaire du Christ infaillible.  Les catholiques romains ne seraient pas différents des Chrétiens Orthodoxes.

 

À cet égard, tous les véritables cardinaux pourraient souhaiter réfléchir à ce qu’enseigne notre Sainte Mère l’Église dans le Catéchisme de l’Église Catholique, aux paragraphes 675, 676 et 677, au sujet de « l’épreuve ultime de l’Église ».  Mais le fait que « l’Église […] suivra son Seigneur dans sa mort et sa Résurrection » ne justifie pas l’inaction des bons cardinaux, même s’ils ne sont qu’en nombre suffisant pour mettre en œuvre le chapitre II d’Universi Dominici Gregis et gérer l’Interrègne.

 

Cette Constitution apostolique, Universi Dominici Gregis, qui s’appliquait clairement aux actes et à la conduite du Collège des cardinaux en mars 2013, figure manifestement et de toute évidence parmi ces lois « invalidantes » « qui établissent expressément qu’un acte est nul ou qu’une personne est affectée », comme le stipule le canon 10 du Code de Droit Canonique de 1983.  Et il n’y a rien de vaguement « douteux ou obscur » (canon 17) dans cette Constitution apostolique telle qu’elle a été clairement promulguée par le pape Jean-Paul II. La teneur de l’ensemble du document établit expressément que la question de l’invalidité a toujours été en jeu.

 

 Cette Constitution apostolique établit de manière concluante, par le biais de sa clause de Promulgation [qui rend « tout ce qui a été fait (c’est-à-dire tout acte ou conduite) par toute personne...  de quelque manière que ce soit contraire à la présente Constitution »], l’invalidité de l’ensemble du prétendu conclave, le rendant « totalement nul et non avenu ».

 

Que se passerait-il donc si un groupe de Cardinaux, qui n’auraient sans aucun doute pas sciemment et volontairement initié ni participé intentionnellement à des actes de désobéissance à l’encontre d’Universi Dominici Gregis, se réunissait, délibérait et déclarait que, conformément à Universi Dominici Gregis, Mgr Bergoglio n’est très certainement pas un pontife romain valide ?  Comme toute action en la matière, y compris la constatation initiale d’invalidité, cela relèverait des membres valides du collège des cardinaux.

 

 Ils pourraient déclarer le Siège de Pierre vacant et procéder à un nouveau conclave en bonne et due forme.  Ils pourraient rencontrer Sa Sainteté Benoît XVI et déterminer si sa démission et son départ à la retraite ont été effectués sous la contrainte, ou sur la base d’une erreur ou d’une fraude, ou s’ils n’ont pas été accomplis d’une manière juridiquement valable, ce qui pourrait invalider cette démission.  Compte tenu du comportement de Sa Sainteté Benoît XVI et de la teneur de ses rares déclarations publiques depuis son départ de la chaire de Pierre, cette reconnaissance de la validité de Benoît XVI semble peu probable.

 

En fait, avant même qu’un groupe de cardinaux vertueux, bons et authentiques puisse se prononcer sur la validité du prétendu conclave de mars 2013, il devra faire face à un discernement peut-être encore plus compliqué et décider quels hommes ne sont très probablement pas des cardinaux valides.  Si un homme a été nommé cardinal par le soi-disant pape qui n’est, en réalité, pas un Pape (mais simplement Mgr Bergoglio), cet homme n’est en réalité pas un véritable membre du Collège des cardinaux.  De plus, les hommes nommés cardinaux par le pape Jean-Paul II ou par le pape Benoît XVI, mais qui ont ouvertement violé Universi Dominici Gregis par des actes ou des comportements illégaux entraînant l’invalidité du dernier conclave tenté, n’auraient plus non plus le droit de vote au sein du Collège des Cardinaux. (Ainsi, le nombre réel de membres valides du Collège des cardinaux pourrait être bien inférieur à celui figurant sur la liste officielle actuelle du Vatican des prétendus cardinaux.)

 

Quoi qu’il en soit, l’ensemble du problème dépasse le niveau de toute autre personne au sein de notre Sainte Mère l’Église qui soit d’un rang inférieur à celui de Cardinal. Nous devons donc prier pour que la Divine Volonté de la Très Sainte Trinité, par l’intercession de Notre-Dame, Médiatrice de toutes les grâces, et de saint Michel, Prince de la Miséricorde, rectifie très bientôt la confusion qui règne dans la Sainte Mère Église grâce à l’action de ces cardinaux valides qui constituent encore un authentique Collège des Électeurs.  Seuls des cardinaux certainement valides peuvent se pencher sur les preuves manifestes et notoires qui indiquent la probable invalidité du dernier prétendu conclave, et seuls ces cardinaux peuvent répondre définitivement aux questions posées ici.  Que seuls les bons cardinaux s’unissent et, s’ils reconnaissent un interrègne en cours, bien que latent, qu’ils mettent fin à cet interrègne en activant parfaitement un gouvernement d’interrègne fonctionnel du Saint-Siège et un processus renouvelé pour un véritable conclave, qui soit purement pieux, privé, sacramentel, secret et profondément spirituel.  Si nous n’avons pas de véritable Pontife, alors que les bons cardinaux, accomplissant la tâche qui leur a été confiée « en vue du caractère sacré de l’acte d’élection », « acceptent les mouvements intérieurs du Saint-Esprit » et fournissent à la Sainte Mère Église un véritable Vicaire du Christ en tant que Successeur de Saint Pierre. 

      

Puissent ces pensées s’accorder avec les considérations synérétiques de ceux qui les lisent et que leur présentation ici plaise à la fois à Notre Vierge Mère Immaculée, Marie, Reine des Apôtres, et à la Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit.

 

N. de Plume

 

Un ami des Papes