J’ai encore une mauvaise nouvelle pour ceux qui, dans le camp conservateur, les semi-traditionnalistes, Trad Inc. et tous les autres qui retiennent leur souffle en espérant que l’Église synodale devienne catholique.

La prochaine grande réunion des cardinaux au Vatican placera au centre des discussions les questions de guerre, d’instabilité mondiale, de gouvernance ecclésiale et de transformation sociale, alors que Léon XIV se prépare à convoquer un Consistoire extraordinaire plus tard ce mois-ci, mais rien de véritablement catholique.

Les informations contenues dans une lettre distribuée le 3 juin aux membres participants du Collège des cardinaux révèlent une réunion conçue une fois de plus comme un exercice prolongé de "consultation" et de "discernement collectif". La méthodologie préférée de cette nouvelle étrange religion anti-catholique connue sous le nom de Synodalité.

Les sessions, prévues les 26 et 27 juin avant de se conclure par des célébrations liturgiques à la fin du mois, rassembleront les "cardinaux" dans ce que la direction de l’Église décrit comme un "environnement destiné à l’échange franc". Dieu nous vienne en aide.

Selon la lettre envoyée par le "cardinal" Giovanni Battista Re, qui exerce les fonctions de doyen du Collège, les participants sont invités à apporter des perspectives enracinées dans les réalités de leurs Églises locales tout en s’engageant les uns envers les autres avec ouverture et liberté intellectuelle. Peu importe ce que cela peut signifier, mon synodalien est pire que mon français. N’était-ce pas trop demander que de simplement se présenter pour défendre le dépôt de la foi ?

Plutôt que de commencer par les questions internes de l’"Église", la réunion s’ouvrira sur une réflexion sur l’état du monde lui-même. Bien sûr. La maîtresse prostituée de l’Église synodale, c’est le monde.

Les cardinaux sont invités à considérer les conflits, les crises humanitaires, les tensions politiques et les souffrances sociales qui façonnent la vie des communautés qu’ils supervisent, tout en identifiant les lieux où la réconciliation, l’espoir ou le témoignage évangélique continuent d’émerger malgré l’instabilité croissante. Ce que ces prélats de l’Église synodale ont à "considérer" n’est définitivement pas les préoccupations principales de l’Église catholique (conflits, crises humanitaires, etc.), et ce que l’Église synodale entend par "réconciliation", "espérance" et "témoignage évangélique" n’a bien sûr rien à voir avec les mêmes termes lorsqu’ils sont employés par l’Église catholique.

Une partie importante de la réunion tournera autour du Magnificat Humanitas, le texte papal récemment publié qui est devenu un point de référence central pour la vision plus large de Léon XIV, à savoir l’élévation de l’homme comme nouveau dieu. Des documents de travail liés au document ont déjà été distribués aux participants pour les préparer à ce qui devrait être un examen approfondi de ses implications sociales et morales.

Parmi les discussions les plus sensibles figureront celles concernant la guerre et la paix, qui réexamineront également la conversation de longue date entourant le conflit armé en se demandant si les appels traditionnels au concept de "guerre juste" restent moralement adéquats dans le monde moderne.

Traduction du synodalien : ils tenteront une fois de plus d’éradiquer toute trace de catholicisme dans leur "église" antichrétienne.

Les participants aborderont également d’autres sujets qui n’ont rien à voir avec la foi catholique, comme la manière dont les changements culturels rapides, les structures sociales en mutation et les aspirations humaines évolutives remettent en question la compréhension de l’"Église" en matière de développement, de bonheur et de vie communautaire. Comme toujours, comment ils peuvent améliorer davantage leur projet temporel et séculier humaniste.

L’attention se tournera bien sûr aussi vers l’intérieur, vers le processus de réforme continu et vomitif de l’Église synodale. Des mises à jour concernant la mise en œuvre des structures synodales sataniques et des assemblées futures prévues pour 2027 et 2028 seront présentées avant que les cardinaux n’entrent en conversation directe avec le pape usurpateur lui-même.

Les réunions se tiendront dans des lieux vaticans communément utilisés pour les grandes assemblées ecclésiales avant de se conclure le 29 juin par des célébrations ironiquement marquant la fête des vrais catholiques, les saints Pierre et Paul. Lors de cette "liturgie", Prevost est attendu pour bénir et imposer le pallium sur de faux archevêques métropolitains imposteurs qu’il a nommés au cours de l’année précédente, réaffirmant ainsi leur communion avec Rome synodale.

Si vous êtes l’un des malheureux qui pensent encore que l’Église synodale est l’Église catholique, vous avez peut-être remarqué avec une grande déception un petit détail : les questions liturgiques sont absentes du programme officiel. Donc, pas de messe en latin à l’ordre du jour.

Si vous ne l’avez pas encore compris, ce n’est pas un hasard. C’est délibéré. Cette "église" et son faux "pape" s’intéressent davantage aux "réalités sociales" et aux "défis mondiaux" qu’à la foi catholique.

Notez également que si vous êtes un partisan de la FSSPX, votre chère fraternité sera excommuniée peu après ce consistoire, par ces mêmes hommes qui prétendent représenter l’Église catholique.

Quant à vous qui persistez dans l’erreur et les attentes accompagnatrices que ceci est l’Église catholique, peut-être devriez-vous réfléchir à la manière dont l’ancienne définition de la folie s’applique à vous : la folie, c’est faire la même chose encore et encore et s’attendre à des résultats différents.