Alors que nous arrivons à la fin d'un autre mois, meurtris et écorchés dans les tranchées, j'aimerais utiliser le Radical Roundup de ce mois-ci pour envoyer un message aux usurpateurs à Rome.

Inutile de dire que, contrairement à la récente lettre de M. Kennedy Hall au « pape »—effectivement une supplique adressée à celui qui se prostitue spirituellement avec toutes les sectes hérétiques et idéologies antichrist, et qui s'apprête à excommunier la bien-aimée SSPX de Hall—mon message ne sera pas un exemple du syndrome de Stockholm. (Aucune offense à M. Hall ; cette crise nous ravage tous.)

Avant d'en arriver à mon message, je veux que vous compreniez que ceci n'est pas une question de ce que vous pensez ou comment vous envisagez la SSPX ou les consécrations à venir, mais une question concernant les fidèles du reste qui font de leur mieux pour être catholiques sous la persécution de la fausse Église synodique. Ceci est pour tous ceux qui travaillent et suent le sang pour demeurer fidèles, même imparfaitement parfois. Qu'ils fréquentent ou non la SSPX.

Ce message est adressé aux « hommes » qui veulent priver des milliers du dernier semblant de catholicisme qu'ils possèdent encore en excommuniant non seulement ceux impliqués dans les consécrations, mais, selon les rumeurs, peut-être même la Société tout entière, ainsi que les fidèles qui la fréquentent.

Les détails à ce stade ne sont pas importants. Ce qui est important, cependant, c'est l'orgueil satanique de ces hommes mauvais qui ont élevé leur fausse église contre Dieu et veulent maintenant poursuivre leur guerre contre Ses fidèles. Qui n'ont aucun droit car ce sont eux les véritables hérétiques et schismatiques qui ont apostasiés et ne peuvent par conséquent excommunier personne. Qui se croient-ils ?

Le Message : De peur qu'il ne vous déchire en pièces

Écoutez, ennemis du Christ qui avez envahi le Vatican comme des barbares spirituels !

Je ne viens pas implorer la miséricorde de ceux qui blessent et abusent sans relâche l'Épouse du Christ tout en prétendant la gouverner. Je ne viens pas plaider pour ce que Notre Seigneur et Rédempteur a déjà donné librement par Sa Passion : la plénitude de la Foi catholique, une fois livrée aux saints, préservée à travers les âges, et non assujettie à la nouveauté, au compromis ou à la corruption à la mode.

Je n'emploierai pas des paroles interminables, comme d'autres, pour excuser votre trahison, ni ne flatterai ceux d'entre vous qui tolérez, promouvez et inventez l'erreur en l'appelant sensibilité pastorale. Je ne m'agenillerai pas devant ceux qui font progresser l'apostasie sous le prétexte du dialogue, de la diversité et de l'accompagnement. Je ne plaiderai pas auprès de ceux qui parlent de « synodalité » tout en réduisant au silence ceux qui demandent simplement la Foi de nos pères.

Écoutez plutôt la Parole de Dieu :

« Mais au pécheur Dieu a dit : Pourquoi donc déclarais-tu mes justices, et prenais-tu mon alliance dans ta bouche ?

Toi qui as haï la discipline et qui as jeté mes paroles derrière toi.

Quand tu voyais un voleur, tu courais avec lui : et tu as eu part avec les adultères.

Ta bouche a abondé en mal, et ta langue a forgé des tromperies.

Assis tu parlais contre ton frère, et tu posais un scandale contre le fils de ta mère :

Tu as fait ces choses, et j'ai gardé le silence. Tu as pensé injustement que j'étais comme toi : mais je te reprendrai, et je mettrai devant ta face.

Comprenez ceci, vous qui oubliez Dieu ; de peur qu'il ne vous saisisse et que personne ne vous délivre. »

— Psaume 49:16–22 (Douay-Rheims)

Ceci est l'avertissement adressé à l'Église synodique apostate.

Vous parlez sans cesse de justice, d'inclusion, de miséricorde et d'écoute, mais Dieu demande d'abord : pourquoi déclarez-vous Ses justices seulement pour les pervertir ? Pourquoi parlez-vous de Son alliance tout en vous amusant secrètement avec le Diable comme si vous le faisiez derrière Son dos ?

Vous bénissez la confusion et le péché immonde qui crie vers le ciel et l'appelez charité. Vous tolérez l'impureté et l'appelez accompagnement. Vous siégez dans vos conseils impies discutant comment adapter l'Église au monde, tandis que le monde traîne les âmes en enfer. Vous avez fait la paix avec les voleurs de doctrine et êtes devenus complices avec les adultères de la Foi.

Vos bouches abondent en mal poli—une ambiguïté soigneusement formulée, des dénis souriants, une trahison bureaucratique. Vos langues forgent des tromperies non seulement par une négation ouverte, mais aussi par un silence stratégique, par omission, en refusant de parler clairement là où les âmes dépendent désespérément de la clarté.

Vous parlez contre vos propres frères : contre les prêtres qui préservent la révérence, contre les catholiques fidèles qui résistent à la corruption, contre ceux qui croient encore que la doctrine catholique n'est pas une suggestion mais une obligation divine. Vous posez scandale contre notre Bienheureuse Mère et ses fils en traitant la fidélité comme de l'extrémisme et la Tradition comme de la désobéissance.

Et parce que le jugement n'est pas encore tombé, vous imaginez que Dieu est comme vous ? Qu'Il approuve parce qu'Il diffère ? Mais Son silence n'est pas consentement, reddition ou permission.

Il dit : Je te reprendrai, et je mettrai devant ta face.

Ce jour viendra.

Comprenez ceci, vous qui avez oublié Dieu. L'Église n'a jamais été vôtre à redesigner. Le Dépôt de la Foi n'est pas vôtre à négocier. Les Sacrements ne sont pas vôtres à diluer. Le sacerdoce n'est pas vôtre à féminiser, politiser ou profaner. L'Épouse du Christ n'appartient pas à vos comités, conférences ou synodes.

Repentez-vous, avant que le Juge ne parle non plus par des avertissements, mais par une sentence.

Prenez garde à une autre traduction de ces mêmes paroles :

« Considérez ceci, vous qui oubliez Dieu, ou JE VOUS DÉCHIRERAI EN PIÈCES, SANS QUE PERSONNE NE VOUS SAUVE... »