Enrico : "Si seulement les catholiques fidèles, amoureux du Christ et de Son Église, pouvaient parvenir à comprendre que la nomination du pape actuel n’est pas canoniquement valide — à cause de la Declaratio de Benoît XVI, qui a invalidé l’élection de Bergoglio et, par conséquent, celle de Prevost — beaucoup de choses changeraient. Tous deux devraient être considérés comme antipapes : rien d’inouï dans l’histoire de l’Église, qui a connu près de quarante antipapes, certains reconnus comme papes légitimes pendant de longues années. Cette prise de conscience aiderait les fidèles à lire avec plus de lucidité le moment que traverse l’Église. Nombre de chrétiens intègres sont aujourd’hui déchirés par des divisions intérieures et par de profondes souffrances spirituelles : reconnaître la vraie nature de cette situation pourrait alléger ce poids. Au contraire, croire qu’il s’agit d’un pape légitime et reconnu par la Trinité empêche de comprendre ces temps, déjà prophétisés par de nombreux prophètes du Seigneur. Et c’est précisément cette conviction — plus que la situation elle-même — qui engendre chez les fidèles les plus dévots une souffrance encore plus aiguë."
Prof : "Enrico, je suis d’accord avec toi. Amen."
"Au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.
Bonjour à tous, en ce Lundi Saint de cette Semaine Sainte 2026. Je suis très fatigué et cette nuit, en prière avec le Seigneur, une paix plus que profonde, un profond silence, est descendue sur moi, et je n’avais aucune envie de rompre ce silence. Même si ce n’est pas très agréable, un silence de prière, d’attente, où il y a tant de douleur : la douleur non seulement des choses habituelles du monde, mais de l’Église, de ce que notre sainte Église vit et affronte — une douleur que seuls des hommes et des femmes de foi véritable et authentique ressentent, qui éprouvent leur profond désarroi au milieu de tous ceux qui se font passer pour catholiques et ne le sont plus.
Ce sont de véritables traîtres ou des pantins d’un traître dont ils ne comprennent même pas la trahison. Maintenant, en essayant de me retenir avec mon caractère véhément habituel, je demande toujours à Jésus : "Mets Ta main sur ma tête", comme disait saint Philippe Néri — mets Ta main sur ma tête, Seigneur, sinon je deviens musulman, sinon je prends feu. Ce que je vois autour de moi est une boucherie : confusion, superficialité, un véritable dépotoir de désolation, d’inclusions impertinentes, une trahison.
Je voulais garder le silence, mais hier soir j’ai lu quelques commentaires qui partageaient divers vidéos et il y avait celle de notre petite sœur Daniela qui, par des manières si délicates, courtoises et gracieuses et en même temps énergiques, fortes et courageuses, dénonce des réalités que je partage pleinement — je le dis tout de suite. J’ai ensuite entendu le commentaire d’un prêtre du front fidèle (sacerdotal) à saint Pie X, la FSSPX, dont j’ai tant parlé : à mon avis ils ont commis des erreurs, comme Mgr Lefebvre, Mgr Viganò. Mais dans le contexte actuel de la Sainte Église catholique, qui traverse une période dramatique de trahisons et de véritable apostasie, Mgr Lefebvre, Mgr Viganò et le front fidèle à la FSSPX ont essentiellement raison, et je les défends, même si sur certains points j’ai des remarques que je considère marginales par rapport à un contexte dramatique de ces traîtres, ces cardinaux que je qualifie de puants, c’est à dire faux.
J’ai grandi à une autre époque : pendant que mes amis se droguaient, je lisais les Confessions de saint Augustin, et en fait au bout de quelques années je les ai tous quittés pour leur superficialité. Aujourd’hui, il y a ces cardinaux actuels qui sont tous des soixante huitards comme moi ; nous avons presque tous une soixantaine dizaine d’années. Je suis légèrement plus âgé que Prevost qui se donne des airs de Pape, et nous le verrons peu à peu : ils se démasquent un par un. Je ne suis pas là pour faire de cadeaux à qui que ce soit, comme je n’en ai pas fait à Mgr Lefebvre ni à Viganò ; d’ailleurs, quand Viganò parle il a ma plus haute estime parce qu’il a raison.
En effet, le prêtre arrivé au sanctuaire de la Madonna Addolorata a trouvé les portes de l’Église fermées. Ces baratineurs à la Parolin et ces Zuppi qui veulent tout inclure — même le péché — veulent changer le magistère, veulent changer la doctrine de la foi comme certains cardinaux (p. ex. Roche). Ils veulent inclure aussi le péché dans une politique d’accommodation avec des mouvements protestants et hérétiques que l’Église a toujours considérés comme nuls dans leur prédication, comme un mariage nul : ils n’existent pas, ils ont renié les sacrements.
Le précédent pontificat de Bergoglio a été calamiteux. Il y a comme une compétition pour savoir lequel est le plus calamiteux : celui de Bergoglio ou celui de Prevost, l’un plus calamiteux que l’autre, qui voulait présenter tous ces mouvements, ces Églises anglicanes, luthériennes, protestantes, en leur offrant un programme d’intégration, une intégration graduelle dans la communion catholique — ce "catho protestantisme", ce "catho luthéranisme", des expressions qui ont fini par fatiguer. Nous allons vers une issue dramatique ; néanmoins il y aura un vrai changement dans l’histoire de cette misérable expérience que l’Église vit. C’est une expérience de mort : l’Église catholique du Christ est en train de mourir, elle est en agonie, dans son calvaire final. Nous verrons prochainement cet arbre être retranché jusqu’à la racine.
Je vois les tentatives de ces "conciliaires", de ces cardinaux, de ces bonimenteurs de salon, qui cherchent à offrir aux Églises protestantes une opportunité d’intégration. Eux ensuite reprochent à Benoît XVI d’être un intégriste catholique. En réalité, ce sont eux les "intégrateurs", comme des compléments alimentaires en pharmacie : cela n’a rien à voir avec l’intégrité catholique. C’est un métissage artificiel et faux, une soupe bonne seulement pour une inclusion détestable devant notre Seigneur Jésus Christ, et qui est rejetée. Ce mélange de vérité et de mensonge dépasse même l’hérésie de certains modernismes et a conduit à des théories selon lesquelles "Dieu est le père de toutes les confessions", une absurdité : le père de toutes les confessions n’est pas Dieu, comme le dit Jésus dans l’Évangile aux pharisiens : "Votre père n’est pas mon Père ; votre père est le diable". Donc Dieu n’est pas le père de toutes les confessions.
Ces baratineurs nous servent un Évangile différent de celui des vrais et saints apôtres de l’Église du Christ, comme nous le rappelle saint Paul de Tarse. Ces super apôtres de l’inclusion et du dialogue — qu’ils aillent se faire voir un par un. Je ne suis pas seulement Daniela ; bien que forte et courageuse, polie et délicate, je suis aussi une barre d’acier, et avec des vases d’argile je me comporte comme une barre d’acier. Chacun a sa nature, comme Dieu a la sienne et nous, créatures, avons la nôtre. Nous sommes appelés à participer par la grâce à la nature de Dieu, qui est la vérité entière — pas comme le dit Prevost : "personne ne possède la vérité entière".
De là découle la fausseté de ce pontificat : dire que l’Église catholique ne possède pas la vérité entière revient à nier le dépôt de la doctrine de la foi catholique. Le dépôt est la révélation que nous a donnée Jésus Christ Maître ; c’est la vérité entière. Donc l’Église catholique possède la vérité entière. Cher Prevost, je vois qu’à ton âge tu ne montres pas de signes de sagesse : un théologien qui ensuite se prend pour Pontife devrait bien connaître la doctrine catholique. Il n’est pas possible qu’un théologien catholique mûr énonce des locutions aussi ridicules, éphémères et malheureuses.
"Personne ne possède la vérité entière" est un langage de bonimenteur destiné à introduire et inclure des politiques envers anglicans, luthériens, etc. Mais on ne peut pas trahir la vraie intégrité de la doctrine catholique, comme le font certains, Parolin, Zuppi. Je connais bien Zuppi ; beaucoup de mes compagnons de séminaire le connaissent. Notre évêque, Mgr Renato Spalanzani, l’ordonna prêtre ; il vient de Palestrina, mais ensuite il s’est corrompu dans sa carrière ecclésiastique, avide de cette politique d’inclusion, devenant l’un des promoteurs de cette construction impertinente devant notre Seigneur.
L’inclusion qu’ils proposent est incohérente. Nous sommes les prédicateurs de l’Évangile du Christ, qui n’inclut pas le péché, mais l’exclut : c’est une parole exclusive, comme disent les prêtres et les fidèles de saint Pie X. Il y a beaucoup de choses justes dites par Mgr Viganò que vous n’avez jamais suffisamment soulignées ; vous l’avez abandonné parce que cela vous convient, au lieu de considérer qu’il devrait aussi être inclus dans votre dialogue politique, car eux sont fidèles à la doctrine de la foi catholique, tandis que vous ne l’êtes pas. Voilà pourquoi vous les excluez — une exclusion qui, dans ce cas, sert vos politiques.
Vous, cardinaux, êtes des vassaux du mondialisme usurocratique : flagorneurs, porteurs de valises, porte-paroles, mais pas apôtres du Christ. Je parle dur, mais il est temps que quelqu’un vous remette à votre place : ou vous vous convertissez et revenez croire à l’Évangile du Christ, ou vous en subirez les conséquences de toutes parts, même au sein de vous-mêmes, car vous êtes divisés. Ce qui vous unit n’est pas le Christ, mais le pouvoir, le prestige et la vanité.
Vous êtes francs-maçons, philo-francs-maçons ou complices des francs-maçons ; vous proliférez en continuant à répandre vos erreurs au peuple catholique. La vérité entière se cherche en Christ Maître.
Concernant Mgr Lefebvre et Mgr Viganò : certains les considèrent excommuniés. Je ne suis pas d’accord pour méconnaître l’autorité catholique de l’ordre sacré : l’autorité leur a été donnée par le Christ. Le Christ n’obéit pas aux pharisiens, il obéit à Dieu le Père ; l’autorité vient d’en haut. Mgr Viganò, en tout cas, a raison sur bien des points. Pourquoi avez-vous fermé les portes du sanctuaire de la Madonna Addolorata aux prêtres de la FSSPX ? Pourquoi les avez-vous excommuniés et toléré d’autres situations comme les évêques nommés par l’Association Patriotique Catholique voulue par le Parti Communiste Chinois ? Il y a tant d’incohérences dans votre manière d’agir.
Vous êtes confus et vous ne savez pas vous tenir au pas du Maître Jésus, doux et fort. Petits vases d’argile qui défient les barres d’acier du bon Dieu : comment finirez-vous ? Il faudrait clarifier la légitimité des nominations, la légitimité de ces élections pontificales ; ce n’est pas à nous, laïcs, de rendre des jugements définitifs, mais à l’ordre cardinalice préposé. Les cardinaux doivent émettre un constat qui fasse la lumière pour tout le peuple catholique : rétablir l’ordre que le Christ demande.
Il y a trop d’abominations : le transsexualisme, et peut être arriverons nous à l’"éco sexualisme". Tout sera désormais licite, tout sera inclus, parce que l’on parle d’intégration, mais pas dans le sens voulu par le Christ. Le dialogue pour la vérité entière se cherche en Christ Maître.
Je conclus : je voulais me taire, mais je n’ai pas pu. Courage Sœur Daniela : toute mon approbation, mon soutien et ma prière. Ce seront précisément ces prêtres en soutane qui aideront la Sainte Église catholique à surmonter ce moment de confusion et d’apostasie. Préparez-vous : beaucoup seront contraints de faire un choix fondamental — rester fidèles au Christ et accepter aussi l’exil ou l’excommunication, si nécessaire. Nous, laïcs, nous préparons à ce combat car on nous étrangle de plus en plus. Qu’ils s’étranglent eux-mêmes, comme Judas, mais qu’ils ne touchent pas aux âmes pour lesquelles le Christ a donné sa vie. Amen.
Excusez-moi pour cette intrusion en une époque d’inclusions forcées. Amen."