Les études montrent que 65 % des catholiques américains approuvent le mariage entre personnes de même sexe, influencés dans une certaine mesure, ces dernières années, par des papes, des évêques et des prêtres homosexuels qui constituent aujourd'hui la majorité du clergé catholique hors d'Afrique et de quelques pays. Nombre de catholiques affirment également qu'il est légitime d'ordonner des séminaristes homosexuels pourvu qu'ils mènent, à l'instar des clercs hétérosexuels, une vie célibataire et chaste. En défendant cette position, ces catholiques manquent à distinguer nettement la chasteté, vœu prononcé par le clergé religieux, du célibat, promesse faite par le clergé diocésain.
Bien que les prêtres religieux, les frères et les religieuses prononcent un vœu de chasteté, tous les catholiques, mariés comme célibataires, sont appelés à pratiquer la chasteté, c'est-à-dire à s'abstenir de relations sexuelles avec quiconque n'est pas leur conjoint. Le célibat, en revanche, signifie ne pas être marié. Et parce que l'Église catholique ne reconnaît pas les mariages entre personnes de même sexe, le célibat s'entend comme le fait de ne pas être marié à une personne du sexe opposé.
Ce que beaucoup de catholiques ne parviennent pas à saisir, c'est qu'il existe une différence immense entre s'abstenir de relations sexuelles et « s'abstenir » du mariage, dans la mesure où le mariage engage infiniment plus que la seule union charnelle. Les catholiques qui assimilent le célibat à la chasteté en affirmant qu'il importe peu qu'un prêtre soit hétérosexuel ou homosexuel pourvu qu'il s'abstienne de relations sexuelles soutiennent en substance que les hommes hétérosexuels et homosexuels consentent au même sacrifice. En vérité, il n'en est rien, surtout lorsque les clercs homosexuels sont psychosexuellement incapables d'épouser une femme et d'avoir des enfants.
Imaginez que vous soyez propriétaire d'une usine dont les employés accomplissent les mêmes tâches sur une chaîne de montage. Si vous payiez les femmes qui travaillent huit heures autant que les hommes qui n'en travaillent qu'une, combien de femmes voudraient travailler dans votre usine ? Si le clergé homosexuel surpasse aujourd'hui de très loin en nombre les évêques, prêtres et séminaristes hétérosexuels, ne serait-ce pas parce qu'on demande aux hétérosexuels de sacrifier infiniment plus qu'aux homosexuels, lesquels n'éprouvent psychologiquement aucun désir d'avoir femme et enfants ?
Considérons le cas de Scott Vincent Borba, séminariste très fortuné et d'orientation homosexuelle, récemment ordonné pour le diocèse de Fresno. Si je l'estime pour avoir abandonné son mode de vie homosexuel et affirmé la position de l'Église catholique sur l'immoralité des actes homosexuels, je n'ai nullement été touché par les nombreux comptes rendus médiatiques qui, sans faire mention de sa conversion spirituelle, se concentraient uniquement sur la manière dont il a renoncé à la richesse et à la notoriété pour devenir prêtre. Si vous demandiez à des catholiques de nommer un autre prêtre, réputé hétérosexuel, ordonné avec lui ce même jour, presque personne ne saurait le faire sans recourir à une recherche sur Internet. Les catholiques qui ont porté aux nues le prêtre d'orientation homosexuelle sur Facebook, dans la presse et lors d'entretiens télévisés, tout en ignorant le prêtre hétérosexuel qui sacrifiait quelque chose d'infiniment plus précieux (à savoir une épouse et des enfants), ne devraient pas s'étonner que leur « usine ecclésiale » emploie bien plus d'homosexuels que d'hétérosexuels.
Les catholiques romains, en particulier ceux qui s'opposent au célibat facultatif pour le clergé diocésain, tel qu'il a toujours été pratiqué dans l'Église catholique de rite oriental, doivent savoir qu'aussi longtemps que le célibat demeurera obligatoire, le clergé homosexuel sera toujours plus nombreux que le clergé hétérosexuel, car on demande aux clercs hétérosexuels de sacrifier bien davantage. De plus, étant donné la différence des taux de partenaires sexuels (67 pour les hommes homosexuels et 10 pour les hommes hétérosexuels âgés de 35 à 39 ans), on peut s'attendre à ce que les prêtres homosexuels soient sexuellement plus actifs que les prêtres hétérosexuels.
Saint Pierre Damien (1007-1072), dans le Liber Gomorrhianus, a documenté combien les ordres religieux étaient infestés d'homosexuels. Peu après, le pape Innocent II (1130-1143), moine clunisien, convoqua le deuxième concile du Latran et non seulement exigea le célibat des prêtres diocésains, mais invalida aussi les mariages des prêtres déjà mariés. Les prêtres hétérosexuels qui refusèrent d'abandonner leur femme et leurs enfants durent chercher un autre emploi.
On ne peut que se demander si le pape Innocent II, issu d'un ordre religieux, n'aurait pas été un homosexuel refoulé et hétérophobe, imposant le célibat au clergé diocésain marié tout en vivant en compagnie d'autres moines homosexuels, de même que le pape François (jésuite) vivait à la Casa Santa Marta avec son ami intime, le tristement célèbre Mgr Battista Ricca, homosexuel notoirement volage (« Qui suis-je pour juger ? »). On pourrait aussi s'interroger sur les raisons pour lesquelles le pape Léon, augustinien dont l'ordre religieux ne compterait plus guère de clercs hétérosexuels dans ses rangs, et qui cohabite avec son secrétaire de 36 ans, Mgr Edgard Iván Rimaycuna Inga, exige que les prêtres diocésains hétérosexuels mangent et vivent « seuls chez eux », tandis que lui-même et d'autres clercs du Vatican perçus comme homosexuels jouissent de leur mutuelle « compagnie fraternelle ».

L'une des raisons pour lesquelles beaucoup de prêtres hétérosexuels et de prêtres homosexuels refoulés ne se mélangent guère tient à ce que nombre de prêtres hétérosexuels estiment que les prêtres homosexuels se font ordonner pour dissimuler leur attirance pour le même sexe tout en menant une confortable existence dans le placard. Si un jeune homme hétérosexuel fréquentait un séminaire tel que le Collège pontifical nord-américain à Rome, qui, au fil des ans, a étouffé des allégations de prédation sexuelle, d'inconduite homosexuelle et de taux élevés de VIH sous différents recteurs, ne serait-il pas porté à se demander si ses condisciples homosexuels entendaient vraiment mener une vie chaste ?
Au cours de mes voyages à travers le pays, j'ai rencontré un curé hétérosexuel qui m'a impressionné par son emploi du temps chargé d'accompagnement pastoral et par ses liturgies combles. J'ai constaté qu'il faisait figure d'exception dans la plupart des paroisses aujourd'hui. Combien de personnes paient aujourd'hui pour consulter des thérapeutes, alors qu'autrefois elles auraient été conseillées par leur curé hétérosexuel ? Et même lorsqu'un paroissien sollicite aujourd'hui le conseil d'un prêtre, quel conseil recevra-t-il ? Un adolescent a raconté comment il s'était confessé à un jeune vicaire paroissial et lui avait avoué avoir eu des relations sexuelles avec sa petite amie. Lorsque ce prêtre plutôt efféminé lui demanda s'il avait porté un préservatif et que l'adolescent répondit par l'affirmative, le prêtre lui déclara que ce qu'il avait fait n'était pas un péché. Que se passerait-il si un adolescent confiait à un prêtre homosexuel qu'il est aux prises avec une dysphorie de genre ? Quel conseil recevrait-il ? Je doute fort que le prêtre lui fasse part des données publiées par le Ruth Institute montrant que l'orientation sexuelle peut changer et que la thérapie peut y aider.
Comment se fait-il que si peu de catholiques sachent expliquer pourquoi la position officielle de l'Église catholique sur l'homosexualité diffère de celle de nombreuses Églises protestantes traditionnelles tout en s'accordant avec celle d'Églises évangéliques fondées sur l'Écriture, telle que l'Église luthérienne évangélique du Synode du Missouri ? Ne serait-ce pas parce que leur curé pro-LGBTQ ressemble à beaucoup des évêques pro-LGBTQ récemment nommés par le pape Léon XIV ?
Ma préoccupation ne tient pas seulement au risque que les prêtres homosexuels abusent sexuellement de jeunes hommes — risque attesté par des études comme The Gay Report, qui révèle que « 73 % des homosexuels reconnaissaient avoir eu pour proies des adolescents ou des garçons plus jeunes » —, mais aussi à la manière dont les catholiques sont lentement endoctrinés en vue d'accepter l'agenda LGBTQ, tout en étant privés de l'accompagnement pastoral et des autres services jadis offerts par les prêtres hétérosexuels. C'est en raison de ce vide grandissant du soutien pastoral que j'ai décidé de réviser et de republier récemment The Survival Guide for Marriage in the Military, à l'intention des couples en fréquentation et des couples mariés.

Lorsque la rubrique « Dear Abbey » reçut la lettre d'une jeune fille qui souhaitait quelque aide avant de dire « oui », la réponse fut la suivante : « J'ai récemment reçu par la poste un livre que vous et votre petit ami pourriez trouver utile. Il est fort bien fait, aisé à lire et dépourvu de jargon ; et bien qu'il ait été écrit pour des couples de militaires dont les mariages peuvent être soumis à des tensions extrêmes, il peut également offrir matière à réflexion aux couples civils. » Tandis que j'invite mes lecteurs de Substack à lire les recensions de mon livre disponibles sur www.gomulka.org, je vous demande de vous joindre à moi pour prier afin que The Survival Guide contribue à faire baisser les taux de divorce, à bâtir la résilience et à favoriser de nombreux mariages heureux et durables toute une vie.